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Lettre information juillet

La lettre d’information du mois de Juillet Les dernières récoltes approchent. En bien des endroits, il n’y en aura plus guère au-delà de ...

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La lettre d’information du mois de Juillet

Les dernières récoltes approchent. En bien des endroits, il n’y en aura plus guère au-delà de juillet sauf les miellats (pucerons sur les sapins et les chênes, cicadelles sur les arbrisseaux, ronces qui donneront du Metcalfa).
Les abeilles vivent au rythme des floraisons, c’est un insecte à cheval sur le règne animal et sur le règne végétal. L’arrière-saison sera l’occasion de peaufiner les récoltes pour l’hiver en pollens et en nectars. Et pourtant tout n’est pas fini pour l’apiculteur.

Les traitements contre varroa

Ne pas traiter est possible. Servir de réservoir à varroas pour les collègues en est la conséquence la plus certaine.
Dans les enquêtes, les pertes de ruches en fin d’hiver dépassent les  50 % (voire atteignent les 100 %) chez les apiculteurs qui ne traitent pas, moins de 20 % chez ceux qui traitent contre varroa et même sous la barre des 10 % pour ceux qui maîtrisent les traitements complexes. 

Prôner une conduite des colonies qui pousse en permanence la ponte, faire des essaims nus artificiels, ou des prélèvements de cadres à bourdons sont des moyens de lutter contre le varroa. Mais, c’est insuffisant et il faut des traitements complémentaires contre ce parasite externe. Il faut suivre strictement les conseils donnés par les Groupements de défense sanitaire.

Des traitements efficaces ne sont jamais sans effets sur les abeilles et donc sur les reines, leur fécondité, leur longévité peuvent en être atteintes. Le renouvellement annuel ou tous les deux ans de ces dernières s’impose. D’où l’apprentissage nécessaire de l’élevage des reines, de la fabrication d’essaims artificiels, de produire des essaims nus…

Un produit chimique efficace, naturel ou de synthèse (huiles essentielles, acides organiques, molécules de synthèse…) est toujours toxique pour les abeilles. Par exemple, la chitine de la carapace des abeilles comme de la reine est rendue poreuse par les acides, cette porosité permet à des bactéries, des champignons, des virus… d’être une porte ouverte aux maladies. Tout comme le varroa qui, par ses blessures sur une carapace qui ne peut cicatriser, permet le passage de ces agents infectieux dans l’organisme des abeilles et des reines.  

Le nourrissement

Concomitamment au traitement, la récolte de juillet achevée, on nourrit. Comme nous ne savons apporter massivement que du sucre, le déficit en pollen qui pourrait exister au moment  d’un nourrissement abondant carence la colonie. Les jeunes abeilles qui apparaissent en masse suite à la stimulation de la ponte de la reine que provoquent ces apports de sucre pourraient être insuffisamment nourries au pollen. Leurs corps gras sont alors médiocres ce qui influe négativement sur leur longévité et leur résistance aux maladies. Cependant, nourrir très tôt dès la récolte faite en juillet, constitue les réserves d’hiver et pousse la ponte de la reine. On laisse le temps à la colonie en septembre et en octobre de se recomposer d’abeilles correctement nourries avec les nectars et pollens de fin d’été. Ces abeilles d’hiver seront de qualité.
Apporter du sirop le plus concentré possible, il sera de 1/3 d’eau et 2/3 de sucre (en poids) avec du sucre cristallisé, il dépassera 70 % avec des spécialités du commerce qui sont des sucres issus d’amidons de blé ou de maïs.
Apporter le sirop par très grosses quantités, des nourrisseurs entiers. Les remplir jusqu’à ce que la ruche en pesée arrière atteigne pratiquement 20 kg. On peut ainsi apporter jusqu’à 15l de sirop.
Pour les ruchettes et essaims artificiels, les nourrir régulièrement toutes les semaines avec de petites quantités (1 à 2 verres) de sirop 50/50 puisque ce qui est visé c’est la ponte de la reine. Si, en fin d’été ,leurs réserves en miel s’avéraient trop pauvres, on pourrait leur apporter un cadre de miel pris dans d’autres colonies (saines !).

Le suivi des colonies

Après cette dernière récolte, il est bon de noter l’état des colonies. Trois critères peuvent suffire.
– L’état sanitaire se vérifie par la qualité du couvain, régulier, serré, non mycosé, abondant. Signes d’une bonne reine et d’une colonie en bon état démographique entre les diverses catégories d’abeilles, nourrices et butineuses.
– Ensuite par le nombre des abeilles et un comportement « normal ».
– L’importance des récoltes faites et le corollaire des réserves disponibles dans les corps. 

Une bonne odeur ne gâte rien, une odeur inconnue ou désagréable doit attirer immédiatement l’attention.
Un couvain dont de nombreuses cellules ne sont pas operculées, laissant une larve visible finissant par mourir (risque de loque européenne ?), doit attirer l’attention sur l’infestation par le varroa.  De même des abeilles aux ailes atrophiées sont le signe de maladies induites par le varroa.
Pour les essaims artificiels, le point de repère est qu’ils soient sur 4 cadres en juillet pour atteindre 5 cadres fin septembre. Ce point est à retenir absolument.

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Fiche technique :

Lever les hausses, récolter, extraire le miel.
Il faut lever les hausses lorsque les cadres sont aux 3/4 operculés et l’idéal serait qu’ils le soient totalement.
La veille de l’opération, poser un chasse abeilles entre hausse et corps.
Le lendemain, enfumer à peine sous le couvre-cadres voire pas du tout selon les races, ouvrir les hausses, s’il y a peu d’abeilles, le chasse abeille a bien été posé et la levée sera sans risque. Poser les hausses sur le flanc sur la ruche et brosser chacun des cadres, les poser dans une hausse vide la recouvrir d’une toile lestée pour éviter les retours d’abeilles.
Eviter d’enfumer les hausses, le miel prendrait un goût de fumée, ce n’est pas encore la mode du miel boisé… Pour ceux qui disposent d’un souffleur à moteur, chasser les abeilles avec est rapide, sans danger pour elles. Shootées, elles ne sont pas agressives.
L’extraction se fera dans un lieu propre (cuisine, buanderie, ou miellerie collective…), au sol lessivable. Le miel sera mis dans un maturateur pendant une semaine à partir de là la mise en pots sera faite dans un délai plus ou moins long selon le temps disponible. Je conseille de le faire rapidement car selon la nature des sucres présents dans le miel on observe des cristallisations dès le 4e jour (colza) voire très  tardivement (châtaignier) ou jamais (acacia).
Mettre en pots rapidement permet aussi de conserver le maximum de saveurs ; les parfums des miels sont fragiles. Choisir des pots en verre conserve au miel son rang de produit de qualité voire de luxe.

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L’apiculture c’est de bons outils et de bons produits…

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Cette collaboration a permis de créer un sirop de haute qualité nutritionnelle pour l’abeille avec des avantages apicoles importants. MELLIFLORA est appétant tout en limitant le pillage, il est très fluide et se distribue rapidement, il ne cristallise pas, sa stabilité est supérieure à 1 an, sa composition en sucre est très proche du miel.
MELLIFLORA est fabriqué en France avec de la betterave sucrière française, il est sans pesticides, ni conservateurs et sans OGM.
L’importante teneur en fructose de Melliflora se rapprochant de celle du miel et sa faible présence de glucose permet d’éliminer le risque de cristallisation. Le maltose présent est sans aucun amidon car il est totalement hydrolysé. Le saccharose quant à lui est directement assimilable par l’abeille grâce à l’enzyme invertase qu’elle détient.

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