Théorie apicole

Après la visite de printemps

Que faire après la visite de printemps ? Vous avez fait la visite de printemps et pris des notes ; il s’agit ...

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Que faire après la visite de printemps ?

Vous avez fait la visite de printemps et pris des notes ; il s’agit de les utiliser pour bien connaître ses ruches et définir sa stratégie : développement des colonies… production de miel… sachant que les deux ne sont pas à-priori compatibles : n’en demandez pas trop, quand même, à vos abeilles !

La logique veut que l’apiculteur attende du miel de ses abeilles. Pour ce faire, il lui faut une ruchée forte, avec le plus grand nombre possible d’abeilles au moment de la miellée, capables de récolter quantité de nectar, et non de plusieurs ruches à populations affairées à s’installer et se développer.

Une ruche trop faible (moins de trois cadres de couvain) doit être rassemblée à une moyenne (trois-quatre cadres de couvain) après avoir supprimé la reine. Une colonie trop faible ne produit en effet pas de miel.

Une ruche trop forte (6 cadres de couvain) doit en donner au moins une de plus pour limiter le risque d’essaimage. Une colonie trop forte va essaimer et ne produira pas de miel non plus !

Avec plusieurs ruches, cette opération de renfort ou de délestage en cadres de couvain s’appelle l’équilibrage.  Il vise à ce que son cheptel soit productif.

 

Par ailleurs, vous avez constaté de nombreux cadres de réserve de miel. Vous avez peut-être même constaté que ces cadres sont bien pleins et ne laissent que des petites plages libres : la reine va être limitée dans sa ponte. Donnez-lui de l’aisance : enlevez l’un de ces cadres, remplacez-le par un cadre ciré que vous placerez en lisière de couvain : les cirières se mettront à l’œuvre, la reine aura un cadre neuf, ce qu’elle affectionne.

D’ici la fin du mois, la pose de hausse devrait s’envisager (sauf s’il y a du colza tout près et à l’inverse sauf si se manifeste un bon et long coup de froid).

Ne soyez pas impatient : l’abeille a horreur du vide et trop d’espace trop tôt la refroidirait voire ralentirait la ponte. Inversement, mise trop tard, la hausse ne supprimerait pas la fièvre d’essaimage liée à la surpopulation par rapport à la surface disponible.

L’affaire relève d’observation et à-propos : il convient que le corps de ruche soit bien plein, que l’abeille commence à iriser le dessus des cadres de cire bien blanche… Il est temps de poser la hausse.

 

plantes abeilles

 

 

Certains apiculteurs, en particulier ceux qui sont éloignés de leur rucher, pallient à l’inconvénient par une « pose de précaution » : ils intercalent deux feuilles de journal entre corps et hausse. Quelques petits trous sont faits dans ces feuilles. Le moment venu les abeilles grignotent le journal et accèdent ainsi à la hausse. L’inconvénient est que de nombreux déchets de papier (avec leur antimoine) se retrouvent dans le corps de ruche. .

Au fait , le cadre de réserve que vous avez stocké , il y a peu, va peut-être être utile dans la ruchette que vous allez nantir de l’essaim que vous ne manquerez de récupérer s’il vient à se poser à proximité ?…Vous allez bien le récupérer ?

 

Pour les amateurs de recette écologique : un procédé pour lutter contre le varroa : Prenez un cadre de hausse, construit, récent. Posez-le tel quel dans la ruche, en lisière du nid à couvain (donc à côté du dernier cadre de couvain) comme vous auriez pu le faire tout à l’heure pour insérer un cadre ciré, pour remplacer le cadre de réserve. La reine va pondre dans ce cadre, la cirière va construire en dessous des cellules à  mâles. La reine viendra y pondre des œufs non fécondés. La femelle varroa (qui affectionne le couvain à mâles) viendra aussi y pondre. Une quinzaine de jours plus tard environ, l’apiculteur viendra voir s’il y a effectivement eu pontes et operculations. Il coupera et détruira la partie basse de ce ou ces deux cadres. A lui de voir s’il recommence. Il aura, de toute façon, limité présence et développement du varroa.

 

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